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EditoNe laissons personne réfléchir à notre place et agir pour nous ! Comme les hirondelles,le Festival des Résistances et Alternatives à Paris se pose au printemps pour évoquer les thèmes porteurs de l'année en cours,les malaxer,les digérer et repartir vers d'autres horizons.Qui se souvient encore que l'année dernière nous interrogions Mai 68 sur la permanence de l'utopie ? Qui se doutait alors que la crise allait tout emporter sur son passage ? Tout emporter ? Vraiment ? Ne dénoncions-nous pas déjà le système capitaliste et la crise du productivisme ? La crise a bon dos qui nous ferait nous recroqueviller sur nos intérêts immédiats pendant que les classes dirigeantes se réunissent dans de grands raouts mondiaux ou européens. En ce printemps de nouvelles luttes,de nouveaux réseaux se développent sans que nous puissions encore en deviner la perspective collective.Le pouvoir en place l'a bien compris qui tisse les filets d'un système répressif tous les jours plus resserré,ayant tellement peur d'un mouvement de révolte générale qu'il est prêt à l'inventer. Dans ce climat entrechien et loup, où les repères s'effritent,le Festival des Résistances a choisi d'ouvrir ses festivités par un retour sur le décembre grec,en passant par des thèmes révélateurs du “moment en cours”, pour continuer la réflexion sur la tentative d'étouffement de nos révoltes. Lotta continua, la lutte continue... Revenir en haut |
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ProgrammeTélécharger le programme en PDF (Version 7.5.9) Jeu 7: Les
évènements d’Athènes: insurrection locale
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LieuxLe 26 - 26,
rue de Montmorency, 3e - Mo Rambuteau
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Programme détailléEntrée, repas prix libre. Tous les repas sont végétariens.
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Charte du FrapEcrite pour le FRAP 2006 valable en 2007, réactualisé en AG pour 2008, et re-valable en 2009 Soutenir les luttes et les alternatives, créer un espace public de réflexion, de rencontre, d'expérimentation, de créativité et de fête.
Les
"Festivals des Résistances" apparaissent à la fin des années 90 à
Limoges, puis à Rennes (1999) et Grenoble (FRAKA, Festival de
Résistances et d'Alternatives au Kapitalisme,1999). En 2001, cet
engagement s'étend sous des noms différents à Gap, Angers, Bayeux,
Lyon, Brest, Saint-Etienne, Dijon et Paris. Pas de subvention ! Le FRAP s’auto-finance grâce à la libre contribution de chacun et est fidèle aux principes de gratuité, d' accès et de prix libres. Un but du FRAP est de mutualiser des moyens humains et techniques à notre disposition (récup', glanage, auto-production) tout au long de l'année, pour mettre en place un projet commun. Ce faisant, le FRAP démontre qu’on peut faire des choses avec un petit budget et dément l’idée reçue selon laquelle, plus on a d’argent plus on a de moyens. Cette pratique d'échange et de solidarité fait que nous, artistes, squatteurs, militants, associations, collectifs, syndicats et individus, gagnerons ensemble en autonomie. Certaines organisations subventionnées participent au FRAP, mais le FRAP lui-même n'est pas subventionné.
Le deuxième élément indiscutable de l'identité du FRAP est un positionnement contre le spectacle électoral. Jusqu'en 2002, le Festival a eu lieu au moment d'élections nationales. Un des buts du FRAP est de proposer des alternatives au modèle présenté par les candidats et journalistes. La conséquence première de ce positionnement est de refuser des groupes qui veulent participer au FRAP pour soutenir un parti ou une candidature à des élections. Sous le principe de zone d’autonomie temporaire, le FRAP se réapproprie l'espace public. A la fois éphémère comme lieu de discussions, d’échanges, de propositions, c’est aussi un espace de respiration sociale, de partage et de construction d’alternatives plus tenaces. Comme le militantisme n’est pas un ascétisme, la fête et les formes d'expression artistiques, anti-répressives et (ré)créatives participent à la rencontre et à l’élaboration collectives des résistances.
Le
FRAP est organisé collectivement, avec des assemblées générales
décisionnaires non-hiérarchiques. C'est là que sont discutées toutes
les propositions et qu'ont lieu les débats entre participants. Le FRAP est son propre média Le FRAP revendique l'autonomie dans sa communication. La récupération par les média dominants des discours et des images des luttes implique que nous fassions notre propre communication par l’affichage, la diffusion de programmes, l’annonce des thématiques sur les médias alternatifs. La continuité des FRAP et la circulation d'informations toute l'année permettent une mise en réseau informelle et pourtant durable. Que devient le FRAP en 2008 ? Est-il mort comme Paris est mort ? L’actualité s’accélère, les enjeux politiques semblent devenir plus graves, la société prend des allures de plus en plus autoritaires. En 2008, le festival sera encore ce que les organisateurs-trices qui se rassembleront voudront en faire. Un des objectifs sera de permettre aux participants de plus en plus nombreux de prendre part à la vie du FRAP et de favoriser la pratique de l’autogestion. Le FRAP est un espace dans l’année qui permet de prendre du recul et de réfléchir ensemble, ce moment de réflexion n’est pas contradictoire avec l’action. En refusant le rythme des gouvernements, des media, et leurs règles, en sortant aussi de l’urgence militante tout en soutenant les luttes, nous voulons être dans l'actualité autrement. Ce sera avant tout une aventure collective. Si vous souhaitez participer, ajouter votre pierre à l'édifice, proposer une exposition, une action, un espace, du matériel, des talents (cuisine, musique…), une idée… Bienvenu-e-s !
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